Interview de Madame Flavia Prodi, femme du Président du Conseil Italien, et auteur avec lui d’un livre traduit récemment, La politique du cœur, Éd. Nouvelle Cité.

Pour nos écoles, c’est normal d’avoir des enfants handicapés qui vivent au milieu des autres enfants et aussi apprennent d’eux. Il y a tellement d’années que c’est ainsi… Le risque qu’il y a maintenant, c’est que dans ces mêmes classes, on vienne insérer d’autres problèmes. Par exemple, une classe qui a un ou deux enfants handicapés, ne peut pas affronter le nouveau problème que représente l’arrivée de 9 enfants immigrés, qui doivent apprendre l’Italien en même temps qu’à lire et à écrire, Là, il faut une véritable programmation, sans cela, on risque de régresser, et avoir les familles qui retirent leurs enfants pour aller les mettre ailleurs, dans des écoles où il n’y a ni immigrés ni handicapés… Le croisement délicat en ce moment est l’arrivée de ces enfants extra-communautaires, et qu’il n’y ait pas alors de classes ou d’écoles où l’on rassemble tous les problèmes. Sinon la formation de ces nouveaux ghettos seraient un mauvais retour en arrière.