Interview de Madame Flavia Prodi, femme du Président du Conseil Italien, et auteur avec lui d’un livre traduit récemment, La politique du cœur, Éd. Nouvelle Cité.

Nous avons deux voies possibles pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, et là il faut dire que les lois sont parfaites, mais que souvent nous ne les appliquons pas. La première voie, la meilleure est celle, comme chez vous, de l’obligation d’emploi de la part des entreprises, et c’est là que le bas blesse, car beaucoup d’entreprises ne respectent pas vraiment la loi et sont plus enclins à payer l’amende plutôt qu’à appliquer la loi. Mais même là, nous sommes entrain d’intervenir avec de nouvelles propositions. La deuxième voie assez intéressante est celle de l’insertion des personnes handicapées dans les coopératives sociales, qui sont soumises à une loi datant de 91, même si l’expérience avait commencé bien avant, qui consiste à créer des coopératives avec des personnes normales, sans problèmes, et des travailleurs handicapés.

Pour être coopérative sociale, et être reconnue comme telle pour avoir droit aux aides de l’État, il faut qu’il y ait au moins un tiers de travailleurs handicapés. Cette solution a permis d’élargir pas mal le champs du travail pour l’insertion des personnes handicapées. À cela s’ajoute le fait qu’une loi d’il y a deux ou trois ans permet maintenant aux entreprises de s’acquitter d’une partie de ses obligations en donnant du travail de sous-traitance à ces coopératives sociales.