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Titre original Homoparentalité, état des lieux
Date de parution 2000
Dépôt légal 2000
Langue originale français
Réalisation Alain Casanova
Production(s) Starfilm International et Le Carnet Psy
Auteur(s) Martine Gross, Didier Le Gall, Delaisy de Parceval
Public Professionnels
Support DVD
Durée 1h27mn

Martine Gross: l’homoparentalité, état des lieux

Martine Gross: l’homoparentalité, état des lieux

Cyb09

25,00 €





Descriptif

Martine Gross, L’homoparentalité, état des lieux, 2000, Issy-les-Moulineaux, ESF éditeur. 303 pages. ISBN 2-7101-1429-1.

 

 

Quatrième de couverture

L'homoparentalité, soigneusement écartée du texte de loi sur le Pacs, a été au cœur des débats. Agitées comme un épouvantail, les famille homoparentales menaceraient les fondements même de la société et la reproduction de l'ordre social. Leurs enfants seraient des malchanceux, voués à la reproduction de l'ordre social. Leurs enfants seraient des malchanceux, voués à la reproduction de l'homosexualité de leurs parents. Les pires fantasmes homophobes ont circulé. Au nom de ces inquiétudes, on dresse des interdits de toute part, qu'il s'agisse d'adoption ou de procréation médicalement assistée. Les débats publics sur le Pacs ayant été exemplaires, au mauvais sens du terme, de cet aspect des choses, de ces débordements « inconscients ».

Or, les familles homoparentales existent et des enfants y naissent et y grandissent. Elles interrogent la notion même de famille , elles interpellent les ethnologues, les anthropologues et les sociologues sur les structures de la parenté, les juristes sur la filiation, les psychologues et psychanalystes sur la définition de la parentalité et le développement des enfants dans ces familles différentes. Qui sont les parents ? Ceux des origines, ceux qui élèvent, les deux ? La filiation s'enracine-t-elle dans les liens du sang ou bien dans les liens sociaux et l'engagement parental ? Peut-on penser la mutiparentalité ? Faut-il nécessairement un père et une mère, pas un de moins, pas un de plus ? Quels sont les ingrédients pour réussir un bon parent ?

Le colloque « parentés et différences des sexes » a réuni plus de cinq cent personnes les 1er et 2 Octobre 1999. Cet événement a été l'occasion de lever le rideau sur les réalités multiples de l'homoparentalité. Le lecteur retrouvera les propos tenus pendant le colloque, développés et approfondis en trois grands mouvements, miroir des trois carrefours du colloque - parentés, différence des sexes, homoparentalités - sous l'aspect d'études théoriques sur la parenté et d'études sociologiques, ethnologiques, anthropologiques, juridiques et cliniques sur les familles homoparentales et leurs enfants.

Ce livre est dirigé par Martine Gross, co-présidente avec Éric Dubreuil de l'Association des Parents Gays et Lesbiens.

 

 

Lire le compte-rendu du chat du 24 avril 2001

Anim : Quel est l'état des lieux juridique de l'homoparentalité en France à ce jour ?

Toto rentre dans la discussion.

Zéphir rentre dans la discussion.21:03:02
Zéphir : Test
zéphir : Est-ce parti ?
Leila rentre dans la discussion.21:04:38
Charles rentre dans la discussion.21:04:40
ll : Didier Le Gall c'est un sociologue de la famille ; dernier ouvrage paru : la pluriparentalité (Puf), la semaine dernière
Corine rentre dans la discussion.21:06:14
Censure (Lea) :
Leila : Avez-vous des personnes en situation d'homoparentalité qui consulte un psy. pour cette raison ?
Roro rentre dans la discussion.21:09:15
Censure (lea) :

Auteur : Martine Gross (MG) : l'état des lieux au niveau juridique 1) adoption par une personne seule est possible. La loi ne précise pas si la personne doit vivre seule. Elle peut être célibataire, vivre en concubinage ou même être marié. Dans la pratique, il y a régulièrement un refus d'agrément lorsque la personne qui le sollicite ne dissimule pas son orientation sexuelle. 2) l'adoption n'est pas possible pour un couple non marié donc à fortiori pour des concubins de même sexe 3) l'AMP (Assistance Médicale à la Procréation) est réservée depuis les lois de bioéthique de 1994 aux couples composés d'un homme et d'une femme souffrant de stérilité pathologique, et pouvant prouver une vie commune de plus de 2 ans. Donc les célibataires et les couples de lesbiennes sont exclues. 4) Il n'y a aucun statut pour le parent social. C'est à dire une personne qui se conduit comme un parent mais n'en pas le statut légal. Idem pour les beaux-parents.
Censure (Lea) :

Doati : Qu'est ce que c'est l'APGL ?

Auteur : MG : L'APGL est l'association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens.
nb rentre dans la discussion.21:11:02
Leila : Est-ce que la situation d'homoparentalité ne concerne que des homosexuel(lles) ?
Sophia rentre dans la discussion.21:12:15
Censure (lea) :
Z éphir rentre dans la discussion.21:12:33
Vero05 rentre dans la discussion.21:13:04

Zéphir : Pourquoi parler d'homoparentalité ? Je me pose de questions sur ce terme, on ne parle jamais d'hétéroparents ou de transparents...

Auteur : MG : Pourquoi le terme d'homoparentalité ? En effet, la question se pose. A priori les compétences parentales n'ont en effet pas grand chose à voir avec l'orientation sexuelle des personnes. Cependant, tant qu'une catégorie n'est pas nommée, la réalité qu'elle désigne n'existe pas... Le terme ne sera plus utile quand cette catégorie de famille sera comptabilisée comme par exemple les familles monoparentales au même titre que les autres.
Roro : Une personne seule peut adopter ! N'est il pas plus «risqué» pour un enfant de n'avoir qu'un parent plutôt que deux, peu importe qu'il soit homme ou femme ?
Anim : Geneviève Delaisi rejoint le Chat dans quelques instants.
Roro : Est-il fréquent que des mères confient l'education de leur enfant à leur partenaire ?
ll : Réponse à M.G : les seules compétences parentales suffisent-elles ; la différence des sexes des parents a-t-elle aussi une importance dans le cadre familial ? (par ailleurs, suis O.K avec les questions de Roro)
Eve rentre dans la discussion.21:19:09
Roro : Qui est autorisé à en parler selon toi ? les parents ? les enfants ? et c'est tout ?
Eve : Les compétences parentales ne suffisent pas.
Leila : Bizarre mélange : les compétences parentales liées ou non au sexe. Puis un ou deux parents.
Roro : Ca va dérailler par rapport à l'instinct maternel bientôt.

Doati : Qu'est ce qu'un sociologue vient faire dans cette affaire de l'homoparentalité ? ? ?

Auteur : Didier Le Gall : Bonne question. D'un point de vue sociologique, je pense en effet que le terme n'est pas adéquat, puisque l'on désigne cette réalité en référence à une orientation sexuelle dont, par ailleurs, on dit qu'elle n'a rien à voir avec la compétence parentale. En revanche, dans une optique militante, et afin de faire advenir à la «conscience» cette réalité, il n'y a avait sans doute que peu de choix. On est toutefois en droit de penser qu'à terme, celui-ci tombera en désuétude, à moins que, comme d'autres (famille monoparentale, famille recomposée qui ne sont guère plus adéquats), il ne subsiste.
Roro : Optique militante pour quel parti ?
Eve : On peut se dire homoparent et ne pas assumer sa tache.
Leila : Je ne vois pas ce que vient faire ici une optique militante : il y a des parents seuls, en grande difficulté de l'être. La réponse n'a pas à être militante.
Roro : Bien dit !
Kate rentre dans la discussion.21:24:58
Sergio rentre dans la discussion.21:25:05
Roro : Les homoparents assument-ils leur taches de parents ? Leur tache d'homo ça ne concerne que des adultes en principe.
nb : Puisque l'Oedipe est un sujet bateau, j'ai une question pour mme Delaisi. Nous sommes d'accord qu'il existe des couples parentaux hétéro plus pathogènes que certains couples homos, mais le problème de l'Oedipe ne me semble pas clair et facilement «rêglé» pour autant : il y a contradiction entre dire que l'homoparentalité n'est pas niée avec la différence des sexes, et que les enfants font leur Oedipe avec les personnes qui les élèvent. Est-ce la même chose de faire son oedipe avec (la photo ) ou le fantasme d'un père mort à la guerre de 14 et de le faire avec un couple homosexuel féminin ? N'y a-t-il pas là une place à laisser à l'homme absent et n'y a-t-il pas une réflexion à ouvrir (comme l'a fait Le Gall sur l'homophobie du père) sur la place que laissent les deux parents homo femmes à la différence des sexes et à un repère masculin pour l'enfant ?
Censure (Auteur) :
JPP rentre dans la discussion.21:28:10
Eve : réponse à nb : on peut très bien élever un enfant de sexe masculin à deux femmes sans pour cela le priver d'une ouverture vers le monde masculin.

Sergio : Bonjour à tous ! Je suis un nouveau, mais plein d'allant ! !

Roro : Ca fait plaisir salut sergio ! !
ll : nb, bonne question ; par ailleurs j'aimerai également la poser dans l'autre sens : quid de l'absence de mère dans un couple gay quant à l'oedipe ?
Thierry rentre dans la discussion.21:30:48
nb : Réponse à Eve : C'est simplement ce que j'avais envie d'entendre, et je n'ai pas toujours constaté cela dans certaines situations cliniques où le jeune garçon devait faire beaucoup d'efforts pour avoir des interlocuteurs hommes.
Luthip rentre dans la discussion.21:31:42
Eve : Un enfant ne s'élève pas seulement à deux mais tout autour il y a des groupes sociaux, des autres enfants et adultes qui vont construire aussi cet enfant.
Luthip : salut JPP
Censure(Auteur) :
Mark rentre dans la discussion.21:32:33
JPP : Que pensez-vous du concept de «résilience» face aux multiples obstacles soulevés par l'homoparentalité ?
JPP : Réponse à Eve : pas très loin de ton idée sur l'environnement social...

Roro : En cas de départ du domicile d'un parent, quels sont les droits de celui qui reste à élever l'enfant de celui-ci ?

Eve : Roro, celui ou celle qui se retrouve seul(e) après l'éclatement d'un couple dit homo a encore moins de droits que les autres citoyens : vide juridique immense

(Leila) : Censure
Roro : Aucun droit
JPP : Juste en passant... je viens de passer l'info sur le colloque de Marseille sur OASIS à http://www.travail-social.com : )
nb : Là, on se noie un peu dans le no man's land. Bien sûr qu'il y a beaucoup de gens autour d'un enfant, mais il y a quand même en l'occurence surtout un couple et forcément une situation toujours singulière.
Censure (Auteur) :
Censure (Leila) :
roro : lol
Mark : L'Oedipe par définition repose sur la reconnaissance intrapschique de la différence des sexes et des générations.
Sergio : Existe-t-il des études sérieuses sur le suivi des enfants élevés dans des familles homoparentales ?
Censure (Leila) :

roro : Oui sergio à l'etranger.

Eve : nb : Les couples ça dure toujours ? ?

Roro : Quand les névroses se complètent bien oui les couples ça tient bien, ça enferme bien ! même les enfants !
Mark : L'Oedipe est en grande partie inconscient.
ll : Eve pense vraisemblablement à l'Oedipe «à l'africaine» (débat à ouvrir ?) ; mr Anim, mme Delaisi de P. est-elle parmi nous ?

ll : Eve, non, pas du tout, pas de polémique là-dessus : le fait que l'entourage familial prenne en charge certaines fonction de l'Oedipe est ainsi nommé (par mme Delaisi notamment) «à l'africaine» : les fratries de la mère prennent en charge les fonction psy qui incombent au père.

kate : Comment un enfant peut- il bien se construire dans un monde ou la moquerie et la critique feront partie de son quotidien ? ?

Eve : Le monde est grand : si des gens se moquent il faut aller voir ailleurs
Censure (Auteur) :
nb : Bien sûr, non , ça dure un temps...qui compte plus ou moins ; j'arrete là le débat sur ce point précis (je n'avais aucune intention polémique mais plutôt de question).
Sergio : C'est à dire des études un peu plus sérieuses que celles parues dans le très mauvais livre d'Eric Dubreuil.
Ongles rentre dans la discussion.21:39:14
Censure (Auteur) :
Mark : Les études sur la qualité de vie des enfants ou autres, je pense que c'est du pipo ! cf.l'histoire récente sur les garderies !
Auteur quitte la discussion.21:40:47
Censure (Leila) :
Roro : Il n'y a pas de «droit», pas d'etudes serieuses, juste une chat room ?
Mark : Les études sérieuses, on les attendra encore un moment !
Auteur rentre dans la discussion.21:41:56
Censure (Auteur) :
Michaelh01 rentre dans la discussion.21:43:07
Roro : Le serieux des parents on l'attendra aussi !
Censure (Auteur) :
Mark : La question n'est pas du sérieux des parents mais celle en rapport avec une filiation biologique et psychique.
Mark : L'argument du sérieux des parents ne tient ni d'un côté ni de l'autre, à mon humble avis.
Roro : Je peux bien me permettre de parler de responsabilité ! O.K Mark
Censure (Auteur) :
JPP quitte la discussion.21:45:51
Mark : Les homosexuelles avec des enfants ne sont ni moins ni plus responsables que les parents biologiques.
Auteur quitte la discussion.21:46:23
Auteur rentre dans la discussion.21:46:54
nb : Où sont les auteurs ?
Autre : es
Roro : Au café pardi.
Ongles rentre dans la discussion.21:49:14
Anim : MG : Des études sérieuses, il y en a. L'APGL a édité en 1997 un recueil de plus de 200 références bibliographiques d'études sur le sujet. Ces études comparent le développement des enfants élevés dans les familles homoparentales avec d'autres enfants. Depuis, 1997, bien d'autres études ont été publiées. En particulier en Grande Bretagne, Susan Golombok a étudié une «cohorte», c'est à dire des enfants qu'elle a suivis depuis leur plus jeune âge jusqu'à l'âge adulte. II y a également Anne Brewaeys, aux Pays Bas qui a étudié le devenir des enfants nés d'Insémination artificielle dans un couple de lesbiennes. Pour la première fois, une thèse vient d'être rédigée en France par un pédiopsychiatre, Stéphane Nadaud. Cette thèse étudie le profil psychologique de 58 enfants élevés dans des familles homoparentales.
Autre : D de P. : Cher Monsieur, par définition, il faut du temps avant de pondre des études sérieuses... Nous disposons en France pour l'instant d'une bonne étude préliminaire, une thèse de psychiatrie (Stéphane Nadaud). Il existe des études belges, québecoises, anglaises, déjà anciennes, très sérieuses, mais qui portent sur des cohortes relativement réduites. Cf. la bibliographie du livre.
Mark : Ces études c'est du pipo idéologique, idem pour ces mascarades sur les garderies. Ca ne nous apporte rien de déterminant.
Eve : Il me semble que cette étude ne révèle aucune différence avec les autres enfants élevés si ce n'est une plus grande «ouverture vers les autres».
Autre : Autre = Auteur. Petit problème technique...
Anim : MG : Le problème c'est que ces études sont critiquées avant même d'être lues. Les conclusions n'allant pas dans le sens des préjugés habituels....
Mark : Cohorte, qualité de vie, on attend la définition de ces termes.
Mark : Quand il s'agit de destinée humaine.
Mark : Quant à l'étude de Nadaud, je pense qu'elle est biaisée par sa méthodologie.
Roro : C'est là que je tiens à dire «responsabilité» Mark ! Par rapport à la destinée humaine.

Mark : Elle n'aurait jamais été acceptée dans une faculté non-soumise à une pression.

Censure (Sergio) :
Corine quitte la discussion.21:53:29
kate : Mark, pourquoi es- tu aussi pessimiste ? ?
Tonioks rentre dans la discussion.21:54:07

Mark : Pessimiste non.

Eve : Roro, penses-tu que la destinée d'un enfant issu d'un couple gay soit : différente, meilleure, pire, exceptionnelle ou que sais-je encore ?
Zeste rentre dans la discussion.21:54:44
Censure (Sergio) :

Roro : Je pense à la réflexion que les parents doivent avoir avant de mettre un individu de plus au monde la situation de parent n'est déjà pas simple dans un couple «majoritaire».

ll : Mme D.de P., les études sont- elles le critère absolu de la question homoparentale ? Étudient -elles cette affaire en fonction des (très) différentes homoparentalités ?
Mark : Eve : elle peut-être l'une ou l'autre, et l'autre.
Eve : Mark, c'est une question angoissante qui hante mes jours et mes nuits.
nb : Un des intervenants de ce soir a pointé sur la bonne névrose et l'enfermement possible des parents hétéro classiques à juste titre . Dans les études que vous mentionnez, y a-t-il des données plus pointues qu'un résultat globalement rassurant sur les facteurs qui vont donner un bon ou un mauvais pronostic pour le développement de l'enfant en situation d'homoparentalité ?
Calisson rentre dans la discussion.21:56:42
Mark : Qui veut être rassuré et sur quoi ! ?
Zeste quitte la discussion.21:57:04
Mark : Mettre un enfant au monde, c'est toujours un pari.
Censure Sergio) :
Kate quitte la discussion.21:58:14
Roro : Bonjour l'enjeu.
Roro : Il faut être un minimum responsable, homo ou pas.
Mark : Qui décide que c'est un enjeu ?
Eve : C'est une évidence
Plata rentre dans la discussion.21:59:12

Mark : Un enfant a besoin de savoir d'où il vient, c'est le moteur de sa recherche épistémophilique.

Mark : Jusqu'à nouvel avis, ils viennent d'un rapport sexuel d'un homme et d'une femme
Eve : Et la technique alors !

Mark : La technique, elle pallie des situations difficiles. Elle n'invente pas un nouveau mode de filiation.

Autre : Didier Le Gall : Nous sommes tout à fait d'accord : la technique n'invente pas de nouveaux modes de filiation. En revanche, le système de filiation occidental repose sur la norme de l'exclusivité, et donc exclut tout adulte en dehors des deux parents. Or, il existe nombre de situations (famille recomposée, famille recourrant aux aides médicales à la procréation, famille adoptive, famille homoparentale) dans lesquelles il y a des situations de pluriparentalité. Et dans ce cas-là, la question est bien : que faire du parent ou des parents en plus ? Force est d'admettre qu'à terme, c'est notre définition de la filiation occidentale qu'il faudra remettre sur le métier. Cf. ouvrage sur la pluriparentalité qui, ce mois-ci, vient de paraître aux Puf.
Mark : Les évidences en matière de paris sur un certain bonheur offert, c'est pas la règle !
annesoulier@aol.com rentre dans la discussion.22:01:19
Mark : Occidentale, occidentale, qu'est ce que ça peut vouloir dire ? Un complexe qui s'habille de régionalisme ?
Mark : Le relativisme absolu ? ? ?
Taina rentre dans la discussion.22:02:19
Censure (Autre) :
Doati : Qu'est ce que c'est l'APGL ? ? ? ?
Mark : Levi Strauss qui ne pêche pas par un humanisme affiché exacerbé l'a déjà dit : la règle c'est l'interdit de l'inceste...
Mark : Et ses variantes...
Anim : MG : Pour rebondir sur un message de Roro, il est vrai que les futurs parents gays ou lesbiens réfléchissent beaucoup avant de réaliser leur souhait de fonder une famille. Parfois tellement qu'ils en ont des problèmes physiologiques tout comme les couples «majoritaires» lorsque c'est un peu trop la tête qui fonctionne. Ce que je vois chez les adhérents de l'APGL, c'est en général un temps de réflexion de deux ou trois ans avant d'élaborer la solution qui sera celle qui convient à ces personnes pour fonder une famille.
Roro : Oui, merci Mark
Roro : Veillent- ils de la même façon, aussi mal, à l'équilibre de la famille qu'ils fondent ?
Anim : MG : APGL= Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens
Cécile rentre dans la discussion.22:06:49
Charles : Notre définition actuelle de la filiation n'est-elle pas d'abord le fruit de notre histoire idéologique et normative ?
Roro : Message aux futurs parents : renoncez !
Eve : Lorsqu'on fonde une famille on a une certaine idée de celle- ci et puis après il y a la réalité qui est souvent éloignée de la théorie.
nb : Merci, Mr Le Gall, de répondre. nous parlons donc d'au moins trois choses différentes : la filiation biologique, la parentalité et la différence des sexes qui est transmise dans l'inconscient de l'enfant par les parents (homo ou hétéro) s'ils sont aptes à le faire ; cette dernière donnée me semble importante, qu'en pensez-vous ? Nous n'avons pas parlé de la réaction ou du fantasme de l'enfant de la sexualité de ses parents ? on ne peut éluder cette donnée ?
Eve : Je dirai soyez vigilants
Mark : Charles.. ça c'est l'argument massue : normatif, idéologique, on n'en sort pas...
Eve : C'est génial d'être parent même si c'est difficile.
Roro : D'être enfant ça peut être génial ?
ll : Ok Didier le Gall, mais vous avez là une point de vue sociologique qui entérine et théorise sur les modes de vie sociaux (ce qui convient de faire) mais laisse intact la question psychanalytique du bricolage de la filliation, soumis au seul désir ; ce point de vue serait quand même assez intéressant à entendre depuis les connaissances établies par cette discipline depuis plus d'un siècle.
Laurent rentre dans la discussion.22:10:00
Taina : Bonsoir, je suis maman d une petite fille de 6 mois que j' élève ensemble avec ma compagne. Notre fille a deux mamans, pas de papa puisque concue par IAD. les questions que moi je me pose ne sont pas tellement psychanalytiques (oh, ca viendra peut-être... mais plutôt celles-ci : pourquoi la loi refuse a ma fille le droit...
Censure (Autre) :
ll : Message à Roro : j'ai 4 enfants, je trouve ça génial, merci !
Roro : «Soumis au seul désir ; ce point de vue serait quand même assez intéressant à entendre»
Mark : Que le bonheur soit accordé à votre fille, c'est mon voeu sincère !
Roro : je n'en doute pas.
Anim : mg : Il se peut bien que la définition actuelle de la filiation soit le fruit de notre histoire idéologique et normative. Mais notre histoire change. La famille, ça n'existe plus. Ce qui existent, sont les familles. Elles peuvent être biparentales ou pluriparentales. Et ces dernières existent de plus en plus. Il faudra bien que la définition de la filiation tienne compte de tous les aspects : le biologique avec la possibilité de connaître ses origines, le juridique, le social. Ces trois aspects ne coïncident pas toujours... La définition de la filiation doit s'adapter.
Taina : Euh... j'ai envoyé un message pas fini, sorry ! donc... pourquoi la loi refuse à ma fille le droit à ses deux parents, qu'elle ne peut avoir la même protection que les autres enfants en cas de séparation ou de décès de ses parents.
Censure (Autre) :
Anim : Reste 15 minutes de chat
Mark : La mort de la famille, c'est du réchauffé, Cooper n'a pas illustré le bonheur de ses idées !
roro : Laing non plus pourtant !
Censure (Autre) :
Mark : Rien de nouveau sous le soleil en d'autres termes !
Mark : Oedipe se demande toujours et encore, inlassablement...
Cécile rentre dans la discussion.22:15:48
Mark : ...d'où il vient qui sont ses parents, s'ils l'ont aimé...

Mark : S'il peut aimer sa mère et comment et comment pas !
Roro : Il a été désiré , assez pour être en vie ; après... c'est déjà ça.

Taina : Pourquoi en vient-on toujours à la psychanalyse quand on parle de l'homoparentalité ?
Censure (Autre) :

Mark : Parce qu'elle est la seule discipline qui accepte de discuter en dehors d'études bidons ! peut-être ?

annesoulier@aol.com : Il ne faut pas se leurrer, on vit dans une société qui reste quand même homophobe (je pense notamment à ces personnes qui acceptent l'homosexualité «mais pas dans ma famille !»). Quid du simple regard d'autrui ? Quid de la difficulté à se sentir différent ? Quid de devoir assumer deux pères ou deux mères ? Je pense à une phrase d'une amie homo qui me disait qu'elle rêvait d'être «dans la norme sexuelle. J'en ai marre de me battre contre ma famille, ma mère, les gens...». Ma réflexion est peut-être simpliste, mais le rejet des homos est encore trop important pour penser que les enfants vont bien vivre l'homosexualité parentale. L'amour ne suffit pas, en matière d'éducation, c'est bien connu...
Roro : Mais si l'amour suffit !
Taina : A Anne : et quid des enfants des autres minorités ? qui subissent le racisme ?
Mark : Oedipe n'était pas psychanalyste ! Sophocle non plus !
Censure (Autre) :
Mark : Alors ?
Roro : Un être assexué passe !
Anim : MG : Pourquoi la psychanalyse ne s'en tient-elle pas à sa mission qui semblait être d'aider le sujet à résoudre ses conflits psychiques. Pourquoi certains psychanalystes érigent- ils des normes ?
Censure (Autre) :
Mark : L'animateur s'est retiré dans ses appartements ? ? ?
Roro : Probablement
Autre quitte la discussion.22:23:45
Eve : C'est la pause syndicale.
Mark : Pas de normes ; une certaine manière de réfléchir.
Auteur rentre dans la discussion.22:24:12
Roro : déjà !
Mark : De penser le psychisme et quelques unes des questions fondamentales...
Mark : Et surtout d'en parler avec quelqu'un de vivant qui n'a pas une calculette à la place du psychisme.
Autre : Didier Le Gall : Sur la question de la société homophobe. Si j'en crois les enquêtes d'opinions récentes, la société française est beaucoup moins homophobe qu'il y a quelques années. En revanche, force est d'admettre qu'elle est toujours homoparentalitéphobe. De ce fait, en effet, pour un enfant élevé par deux parents de même sexe, ce n'est pas toujours facile, et encore il faudrait faire un distingo entre les couples de lesbiennes et les couples de gays (la gayphobie se porte hélas encore assez bien).
Anim : MG : Il n'empêche que de cette manière de réflechir a conduit les sociétés de psychanalyse à refuser catégoriquement d'accepter en leur sein des personnes ouvertement homosexuelles...
Mark : C'est un choix qui pose question, je n'ai pas la réponse et vous ? ?
Autre : G. De de P. : Chère amie, la psychanalyse n'est pas simplement un outil thérapeutique, mais aussi un corpus de réflexions qui n'a jamais visé à ériger une quelconque norme, mais à décrire et comprendre le fonctionnement mental de nos contemporains.
Anim : L'animateur rentre dans 3 minutes dans ses appartements (fin du chat à 22H30)
Taina : La réponse pourrait peut-être venir de la bouche de nos enfants - après tout ne sont-ils pas les premiers concernés ?
Mark : Pas de démagogie, si les enfants sont heureux tant mieux !
annesoulier@aol.com : Oui, on en saura certainement plus dans quelques années, quand les enfants d'homos pourront donner leur ressenti...
Autre : G. de P : C'est absolument inexact : Nombre de sociétés psychalaytiques (y compris au sein de l'IPA) accepte depuis longtemps des candidats psychanalystes qui déclarent leur homosexualité (pour détail, cf. le supplément Lacan de Libération du 15 avril environ, interview du Dr Alan Sokolnikoff).
Eve : Ni plus ni moins heureux que les autres.
Roro : C'est pour leur bonheur qu'ils ont été mis au monde, en vie.
Mark : Lacan et l'IPA toute une question !
nb : Il y a surement toute une nouvelle clinique à découvrir ; nos fantasmes originaires sont-ils trop liés à la différence des sexes ?
Doati : A chao
Doati quitte la discussion.22:32:45
Mark : La nouvelle clinique sur des études statistiques ? ? ?
Roro : atchao !
Autre : Bonsoir à tous !
Eve : Et vogue la galère.
Charles : Bravo et bonsoir à tous
Charles quitte la discussion.22:33:32
Autre : Merci pour vos nombreuses questions !
Roro : C'est pas tout ca , personnne n'a une blague par rapport aux homos ?
nb : Une nouvelle clinique sur les enfants que nous rencontrons.
Mark : Dans quel cadre ? ?
Anim : MG : Lorsque nos enfants témoignent de leur bonne santé... nos détracteurs prétendent que nous les instrumentalisons et que nous les mettons en avant pour nous légitimer... Quoi qu'on dise avec certains on a toujours tort....
Roro : Sans blague ! T'es pas un peu parano ?
Mark : Position de victime, pas acceptée par moi..
Roro : Tu me plais Mark !
nb : Lorsqu'on a la chance de s'occuper d'enfants professionnellement.
Mark : Moi pas tes propos s'ils manquent de respect !
Anim : Merci à nos trois auteurs et à vous tous pour votre participation. Bonne nuit.
Anim quitte la discussion.22:36:10
Carlos rentre dans la discussion.22:36:49
Roro : Bonne nuit !

 

 

Lire le sommaire du livre

Prélude à deux voix, des co-parents pour un colloque (Martine Gross, Francis Bailleau)

Premier mouvement - Parentés

1. De la filiation vraisemblable à la filiation impossible (Marie-Christine Le Boursicat)

2. L'adoption (Enfance et Familles d'Adoption)

3. Ce que l'adoption nous apprend à propos des enfants qui ne sont pas nés de la sexualité de leurs parents (Pierre Verdier)

4. Adoption : filiation et affiliation (Robert Neuburger)

5. Homosexualité et adoption, critique de la jurisprudence (Caroline Mécary)

6. Parentés et différence des sexes. La liberté des personnes face au cadre de la loi (Marie-France Nicolas-Maguin)

7. Adoption, filiation, différence des sexes (Agnès Fine)

Deuxième mouvement - Différence des sexes

1. Anthropologie et " homosexualités " (Nicole-Claude Mathieu)

2. Le familialisme face à l'homoparentalité (Michel Chauvière)

3. Différence des sexes, homosexualité et filiation (Irène Théry)

4. Pour une anthropologie conviviale des familles (Gérard Bach-lgnasse)

5. « Nature » et « contre-nature » en matière d'homoparentalité (Flora Leroy-Forgeot)

Troisième mouvement - Homoparentalités

I. Peut-on avoir juridiquement plus de quatre parents ? (Mathieu André-Simonet)

2. Figures d'homoparentalité (Anne Cadoret)

3. Familles à beau-parent homosexuel, les recompositions homoparentales féminines (Didier Le Gall)

4. La vie en famille homoparentale (François de Singly, Virginie Descoutures)

5. Qu'est-ce qu'un parent suffisamment bon ? (Geneviève Delaisi de Parseval)

6. Grandir dans une famille lesbienne (Susan Golombok)

7. Une étude sur les demandes pour insémination artificielle avec sperme de donneur (IAD) chez des couples homosexuels féminins (Tom Lenie, Patricia Baetens, Ingrid Ponjaert-Kristoffersen)

8. Insémination artificielle : le fonctionnement familial et le développement des enfants dans des familles de mères lesbiennes (Katrien VanFraussen, Anne Brewaeys, Ingrid Ponjaert-Kristoffersen)

9. Les différentes dimensions de la paternité gaye. Une exploration des mythes (Gillian A. Dunne)

Conclusion

Annexes

Lexique

Pour aller plus loin (bibliographie)

Communiqué au lecteur



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